La United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African (…)
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Après les attaques perpétrées par des groupes armés le 30 juin 2026, plus de 17 000 personnes ont trouvé refuge près de la base temporaire de la MINUSCA à Am-Dafock. La MINUSCA, en coordination avec les acteurs humanitaires, continue de faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire, tout en apportant la réponse aux besoins urgents d’une population aux multiples besoins.
Les milliers de femmes, d'enfants et d'hommes ayant trouvé refuge à proximité de la base temporaire de la MINUSCA bénéficient, depuis, d'une assistance d'urgence grâce à la mobilisation conjointe de la Mission et des partenaires humanitaires.
La MINUSCA y apporte un appui logistique, facilitant le transport des acteurs humanitaires, mais aussi l'acheminement de plus de 3 tonnes d'aide humanitaire destinée aux populations déplacées. Dans le lot, des médicaments essentiels et du matériel médical, divers articles liés à l'eau, l'hygiène et l'assainissement (WASH), des abris d'urgence, ainsi que des produits ménagers essentiels.
L’appui de la Mission se matérialise également par un approvisionnement quotidien en eau potable, outre la sécurisation des opérations humanitaires. Parmi les humanitaires transportes figurent des équipes médicales devant prendre en charge les personnes vulnérables.
« Je suis arrivé à Am-Dafock avec mes collègues le 5 juin grâce à l'appui de la MINUSCA, qui nous a facilité le transport afin que nous puissions venir soutenir une population en détresse. La situation sanitaire reste très préoccupante. En quatre jours seulement, nous avons consulté plus de 500 patients. Les principales maladies rencontrées sont le paludisme, les infections respiratoires, particulièrement chez les enfants et les femmes, ainsi que les cas de diarrhée », explique Léopold de Berekoutou, infirmier de l'ONG International Medical Corps (IMC) en République centrafricaine.
Malgré ces interventions, les besoins restent importants, notamment en matière d'accès à l'eau potable, d'assainissement, de soins de santé et d'assistance alimentaire. Aussi, le Sous-préfet d'Am-Dafock, Abdel Kader Ramadan, appelle-t-il à renforcer l'aide en faveur des populations déplacées. « Il est très difficile pour la population d'avoir de l'eau à boire. Grâce à l'appui du district sanitaire et de l'ONG IMC, des soins ont pu être apportés aux malades, mais les besoins restent immenses », fait-t-il valoir, saluant l'engagement de la MINUSCA et des partenaires humanitaires.
Outre la poursuite l'accompagnement de la population d'Am-Dafock, le plaidoyer du Sous-préfet à la communauté internationale concerne la reconstruction des infrastructures détruites. « N'abandonnez pas Am-Dafock, qui avait déjà amorcé son développement grâce à l'appui de la MINUSCA et des autres partenaires. La population de cette localité frontalière a besoin de votre soutien », a-t-il lancé.
Chef de Bureau de la MINUSCA dans la Vakaga, Amadou Moctar Diallo certifie que la MINUSCA va continuer sa collaboration avec les acteurs humanitaires et les autorités centrafricaines pour aider à l’acheminement immédiat de l’aide humanitaire pour soulager la souffrance de la population.
Et le Chef de Bureau de garantir des efforts continus visant à créer rapidement des conditions favorables au retour volontaire et durable des déplacés, en toute sécurité et dans la dignité.
Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA).