Le programme de transition énergétique sud-africain, d’une valeur de plusieurs milliards de (…)
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L’Afrique du Sud connaît actuellement l’une des transformations les plus importantes de son secteur énergétique, alors que le pays s’efforce de diversifier son mix énergétique, de réduire sa dépendance au charbon et de développer un système énergétique plus intégré, capable de soutenir une croissance économique à long terme. Alliant électricité, gaz naturel, combustibles liquides, hydrogène et stockage d’énergie, ce modèle en pleine évolution crée de nouvelles opportunités en matière de développement des infrastructures, d’investissements industriels et de partenariats public-privé.
Ces évolutions seront examinées lors de la session intitulée « Investir en Afrique du Sud : développer des systèmes énergétiques intégrés pour un avenir énergétique inclusif et résilient » de l’African Energy Week (AEW) 2026, au cours de laquelle des décideurs politiques, des investisseurs et des dirigeants du secteur évalueront les stratégies commerciales, les cadres politiques et les modèles de financement nécessaires à la mise en place d’un système énergétique plus flexible et diversifié.
Cette discussion intervient alors que l’Afrique du Sud poursuit la mise en œuvre de son « Partenariat pour une transition énergétique juste », une initiative phare lancée en 2021 qui a mobilisé un engagement initial de 8,5 milliards de dollars de la part de partenaires internationaux afin de soutenir la transition du pays grâce à des investissements dans les énergies renouvelables, les infrastructures de réseau, les véhicules électriques et l’hydrogène vert. Depuis, le programme a élargi les discussions autour des mécanismes de financement mixte et de la participation du secteur privé afin d’accélérer le déploiement des projets.
Si les énergies renouvelables restent au cœur du futur mix énergétique sud-africain, les infrastructures gazières devraient jouer un rôle important en apportant de la flexibilité à mesure que le pays intègre des volumes croissants d’énergie éolienne et solaire intermittentes. Le Plan directeur gazier du gouvernement et le cadre politique émergent en matière de gaz visent à soutenir le développement d’un marché gazier national tout en permettant de nouveaux investissements dans les infrastructures.
Plusieurs grands projets d’infrastructures gazières avancent dans le cadre de cette stratégie. À Richards Bay, le projet de terminal « Zululand Energy Terminal » est en cours de développement pour devenir le premier terminal d’importation de GNL d’Afrique du Sud ; il devrait soutenir le programme « gaz-électricité » de 3 000 MW prévu par Eskom, renforçant ainsi la sécurité énergétique et la flexibilité du réseau. Parallèlement, le développement du terminal GNL de Ngqura, situé dans la zone économique spéciale de Coega, progresse en tant que pôle stratégique d’importation et de regazéification de gaz, conçu pour soutenir les utilisateurs industriels, les producteurs d’électricité indépendants et les futures capacités de production d’électricité à partir du gaz. Ensemble, ces projets pourraient constituer des infrastructures essentielles pour le marché gazier émergent de l’Afrique du Sud, tout en soutenant la croissance industrielle et la transition vers un système énergétique plus diversifié.
Dans le même temps, le pays se positionne comme un acteur mondial potentiel dans le domaine de l’hydrogène vert. Des projets tels que le développement d’hydrogène vert de Sasol à Boegoebaai, dans la province du Cap-Nord, et la zone économique spéciale de Boegoebaai proposée visent une production d’hydrogène à grande échelle alimentée par des énergies renouvelables, avec pour ambition de développer des opportunités d’exportation et de créer de nouvelles chaînes de valeur industrielles.
La session « Invest in South Africa » examinera comment le pays peut intégrer le gaz, les énergies renouvelables, l’hydrogène et le stockage dans un système énergétique résilient tout en gérant la transition vers l’abandon du charbon. Les discussions porteront sur les voies d’investissement, les priorités en matière d’infrastructures et les partenariats nécessaires pour garantir un approvisionnement électrique fiable et une croissance économique inclusive.
« La transition énergétique de l’Afrique du Sud représente l’une des opportunités d’investissement les plus importantes du continent, mais son succès dépendra de la mise en place d’un système énergétique garantissant fiabilité, accessibilité financière et croissance », déclare NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l'énergie. « En réunissant des investisseurs, des décideurs politiques et des leaders du secteur, l’AEW 2026 contribuera à faire progresser les partenariats nécessaires pour transformer les ambitions énergétiques de l’Afrique du Sud en projets concrets au service de l’économie. »
Alors que l’Afrique du Sud redéfinit son paysage énergétique, l’AEW 2026 offrira aux parties prenantes une plateforme pour identifier les opportunités dans les domaines du gaz, de l’électricité, des énergies renouvelables, de l’hydrogène et des infrastructures, contribuant ainsi à définir le prochain chapitre de l’avenir énergétique du pays.
Distribué par APO Group pour African Energy Chamber.